Fédération nationale des Paniers de la Mer

Historique de la structure

  • 1996 : création du PLM 29 au Guilvinec – fondé par M. Guéguen – hébergé au Lycée maritime du Guilvinec
  • 2002 : PLM 62 à Boulogne
  • Début 2003 : PLM 17 à La Rochelle (fermé)
  • Juillet 2003 : Création du PLM 56 à Lorient
  • 2005 : Mission pour créer la Fédération des PLM : Hélène ROCHET/ Pascal MAHE
  • Création de la Fédération en 2006
  • 2011 : PLM 35 à Saint-Malo
  • 2016 : PLM 76 à Fécamp
  • 2010 : Groupement d’Entreprise Solidaire (dirigé par 1 CA) : regroupement des 3 structures (ELAN, Proxim services et PLM56)
  • 2016 : Fin du GES
  • Mars 2017 : Fin d’ELAN

Cœur de métier

La récupération des invendus des criées via les organismes de production (Pêcheurs de Bretagne ou d’autres organismes (autres départements et régions).
Nous récupérons ce poisson, il est déposé dans l’un de nos ateliers à Lorient ou Saint-Malo, etc. Au début, à Lorient, nous étions hébergés par le C.F.A., ils avaient un atelier de marée et des ateliers de transformation. En 2015, nous avons acheté un atelier de marée sur le Port de pêche de Lorient avec un financement public à hauteur de 77% (avec un budget global provenant de la région Bretagne, le département du Morbihan, l’Etat et Lorient Agglomération) et du financement privé à hauteur de 23% avec des fondations.

Les autres PLM sont aussi installés sur les ports de pêche sauf le PLM 29 (qui était au lycée maritime du Guilvinec mais en 2008/2009, ils ont acheté un atelier de marée à Saint-Guénolé et ils y sont  restés depuis).

Le poisson, une fois récupéré dans l’atelier, est transformé par les salariés en parcours, en CDDI (chantier d’insertion), contrat de 6 mois avec 26h/semaine au SMIC, peut être renouvelé jusqu’à 2 ans. Cela permet de laisser à la personne le temps de reprendre confiance en elle et ensuite de rebondir dans sa vie professionnelle. En CDDI, on respecte et on travaille le projet professionnel de la personne. Nous avons une convention avec le SPIP (Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation) et nous accueillons des personnes qui ont des TIG (Travaux d’intérêt général), des personnes prêts à sortir de prison.

Il y a 16 salariés à l’atelier. Une fois qu’il est transformé en filet, darne, en fonction des espèces, il est surgelé, avec un tunnel de surgélation, conditionné en sachet de 1 kg, carton de 10 kg, palette de 480 kg. Une fois conditionné, ça part sur toute la France et la Fédération des PLM se charge de trouver les « clients », les associations de l’aide alimentaire.

Une fois que c’est parti, ça a un coût. Nous travaillons avec les transports Delanchy qui sont défiscalisés ce qui nous permet de ne pas payer le transport.

Sous la criée, jusqu’en 2014, le poisson était donné. Depuis 2014, la Politique Commune des Pêches[1]  a pris d’autres orientations et décisions dont la suppression du don. Nous achetons donc notre poisson à la criée. Il y a une grille qui est négociée tous les ans au mois de janvier, en fonction des espèces. On a des tarifs préférentiels. Il faut des sous, la Fédération signe une convention triennale avec le ministère de la cohésion sociale, qui nous verse deux subventions, une pour l’achat des poissons, et l’autre la logistique, le transport, On a des chambres négatives (froides) pour conserver le poisson quand il est surgelé. On en a deux à -25°C. Parfois, elles sont en panne donc il faut stocker ailleurs, grande boutique mais ça a un coût. On a une enveloppe d’achat de poissons, on achète aux producteurs pour l’ensemble des PLM existants.

Depuis que l’on doit racheter le poisson, on demande une contribution solidaire des associations, 2€ du kilo sous forme de contribution actée dans la convention avec la DDCS 56. Cet argent ne suffit pas à équilibrer. Donc on travaille sur les prestations de service pour les mareyeurs, un qui est spécialisé dans le travail de la lotte, il coupe la queue qu’il transforme ; les joues, les têtes de lotte il les jette sauf qu’il faut extraire les joues de lotte et ça coûte très cher. On récupère les têtes de lotte, on extraie les joues de lotte et ce qu’il reste, ça part pour destruction ou farine animale. Les joues de lotte on les redonne au mareyeur qui nous a donnés les joues de lotte et on lui facture cette prestation et on lui vend cette prestation de service. On fait la même chose pour les sardines, des anchois, des coquilles Saint-Jacques, C’est ce qui fait notre prestation de service, qui nous finance et qu’il faut que l’on développe car l’argent public diminue. Les financeurs nous reprochent de couter cher.

Approvisionnement

Contrat avec les Pêcheurs de Bretagne

En quantité, on distribue 30t/an pour Lorient, on récupère 65t de poissons « invendus » de la criée.

Il y a un encadrant technique à 85% qui transmet son savoir-faire, qui montre comment on travaille le poisson car c’est un métier et ça s’apprend. 1 CIP (conseillère, personne en charge de l’accompagnement socio-pro, à 85% aussi. 1 personne secrétariat-compta à 35% et direction  à 60%.

2,85 ETp + 16 salariés. Encadré, accompagné, développé les projets.

Pourquoi pas de PLM dans les Côtes d’Armor ?

On a travaillé avec Jacqueline Evain de Saint-Brieuc. Travaille toujours, structure d’insertion, aux Nouelles/Artex. Pour convaincre pour donner un agrément d’une structure dans un département est compliqué.

Maintenant le poisson n’est plus gaspillé comme avant. Il y a une gestion de la ressource. Actuellement, on rachète une partie des invendus à PDB.

[1] PCP, Common Fisheries Policy, politique de l’Union européenne née en 1983, adaptation de la Politique Agricole Commune au secteur halieutique.

Vous agissez déjà sur…

La valorisation des produits invendus travaillés en chantier d’insertion pour l’aide alimentaire.

A propos de l'auteur

Myriam Lorant
Myriam Lorant
Cheffe de projet Gaspillage Alimentaire
06 13 32 06 18